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mercredi 21 juillet 2010

Madagascar (Première partie / primera parte)

Trois semaines que nous sommes arrivés à Antananarivo.
Trois semaines ou presque sans Internet, Téléphone, et parfois (souvent?) d'électricité. Il était difficile de publier un blog décent dans ces conditions. C'est la raison pour laquelle cet article devrait être un peu long... Nous allons le couper en deux pour que cela corresponde plus au timing selon lequel il a été écrit.Pour les photos, il faudra patienter un peu. Le débit de Tana n'est pas suffisant pour charger ce que l'on a à vous montrer.
Donc Madagascar 1.
Nous voulions prendre une claque. Hé bien, voilà, ça, c'est fait!
Comment décrire ce que l'on voit autrement qu'en livrant des impressions fugitives, des morceaux de vie, tant il y a de contrastes sur cette terre.
Arrivée à l'aéroport. Première demande de Bakchich du voyage, juste sous...une affiche de lutte contre la corruption! (« La corruption ne passera pas par Madagascar! »). C'était facile de refuser. Autant le dire tout de suite, et surtout avant d'oublier de le faire: c'est la première et dernière fois que l'on nous aura demandé un Bakchich.
Sortie chaotique de l'aéroport. Il y a des gens partout. Pablo pleure. On ne comprend pas très bien où il faut aller. Nous sommes sollicités de toute part pour monter dans des taxis de fortune. Nous optons pour le « taxi agréé ». Une manière de se rassurer et de se raccrocher aux branches de ce que l'on connaît.
Hery, le chauffeur, est très apaisant et nous amène à la concession où nous devons loger en nous racontant Tana. En fait, lorsqu'il nous parle de misère, pas besoin de l'écouter, tant elle se trouve partout.
Égouts éventrés. Rats. Enfants des rue qui s'aménagent des logements avec du carton dans des doubles cabines téléphoniques désaffectées. De jeunes filles qui errent dans la rue avec un bébé sur le dos. L'économie est par terre. La plupart des gens errent dans la rue avec pour seule occupation visible de chercher de quoi subsister pour la journée. 
Le chauffeur nous dit qu'il ne fait pas bon du tout sortir dans la rue pour les Vazaah (les étrangers) après la tombée de la nuit. Mise en garde que les gardiens nous répètent tout de suite en arrivant. Puis les propriétaires. Puis l'épicier chez qui nous allons acheter les produits de base pour dîner le premier soir. Pas rassurant tout cela! Voire légèrement anxyogène...

 Ya hace tres semanas que hemos llegado a Antananarivo (Tana)

Tres semanas o casi sin internet, sin telefono y a veces (muy amenudo) sin electricidad. No podiamos actualizar nuestro blog en tales condiciones. Razon por la cual este articulo sera un poco mas largo....Lo haremos en dos fases para que corresponda major con nuestra organizacion.
Bueno Madagascar.
Queriamos ver algo diferente...pues aqui estamos servidos !!!
Como describiros lo que vemos sin transmitiros solo impresiones furtivas o pedazos de vida en esta tierra de contrastes.
Llegada al aeropuerto. Primera cosa que nos piden en la duana/policia dinero...justo encima del tio habia una pancarta publicitaria de lucha contra la corrupcion! (« No habra corrupcion en Madagascar! ») Por supuesto Mariluz se nego a dar un centimo por ningun servicio a cambio.
Salida caotica del aeropuerto. Gente por todos los lados. Pablo que llora. No sabemos muy bien por donde tenemos que salir. Todo el mundo se nos hecha encima para que cojamos sus taxis (si se les pueden llamar asi). Nos decidimos al final por coger un taxi registrado. Una manera de darnos confianza y de agarrarnos a lo que conocemos.
Hery, el conductor, nos habla de la miseria, pero no hace falta contarnosla, porque se ve por todas partes: Alcantarillado a cielo abierto, ratas, ninos en las calles que se montan casas en cabinas telefonicas abandonadas, ninas muy jovenes que se pasean con sus bebes en la espalda. La economia esta por los suelos. La mayor parte de la gente erra por la calle con la unica preocupacion que es el de encontrar algo de dinero o de comer para poder pasar el dia.
El taxista nos explica que es muy peligroso para los vahaza (extranjeros) salir por la calle despues del anochecer (a las 18H). Nos lo repiten los guardianes de la casa donde nos alojamos, y los proprietarios, y el dueno de la tienda donde vamos a comprar algunas cosillas para cenar.
O sea que tela! Un poco flipante.

Le lendemain, nous nous levons tôt pour visiter la ville. L'impression est confirmée: Tana est une ville très dure. Angoissante. Les gens y semblent tristes, mélancoliques. Pas vraiment une destination de rêve pour touristes en quête d'exotisme léger.
Nous partons de la ville basse, son marché ouvert, son avenue de l'Indépendance, puis remontons les escaliers vers la place de l'Indépendance, à travers les marchands de faux-tampons officiels. La débrouille va loin ici.
Nous arrivons dans le quartier des Ministères. Quelques hommes d'affaires, des notables, et toujours pas un touriste européen à la vue. La crise de 2009 a tué le tourisme dans l'oeuf dirait on. Oh, notre civilisation est bien présente ici. Deux boutiques de luxe, dont je tairais le nom par miséricorde, sont installées en face du ministère des Finances. Personne ne se fait d'illusion sur l'origine de l'argent qu'utilisent les clients de ces boutiques, mais c'est comme ça: révoltant, mais nos interlocuteurs semblent résignés.
Nous montons petit à petit vers le quartier du Palais de la Reine...et ma foi, je dois bien avouer que l'on a payé nos années d'inactivité sportive pendant cette escalade. Les vues sur Tana sont à couper le souffle. Tout le monde vous dit bonjour. C'est agréable.
Arrivés à quelques centaines de mètres du palais, nous commençons à converser avec un jeune étudiant en histoire, qui très adroitement nous amène d'une conversation banale à une visite guidée payante. C'est le jeu, et il s'en sort très bien, en nous faisant le tour de la forteresse et en nous amenant dans des ruelles où nous ne nous serions jamais aventurés seuls.
Magnifiques vue de Tana, découverte des « portes d'entrée obligée des étrangers », où des pierres circulaires verticales que l'on faisait rouler pour interdire l'accès à la cité servent d'ouvrant. Impressionnant. On retrouvera cela dans tous les palais que nous visiterons.
Déjeuner au Rova, petit ilôt de calme qui surplombe Tana, puis retour au bercail à pied. Épuisés mais ravis d'être revenu sur notre première impression.
Le lendemain, avec le chauffeur de taxi qui nous avait amené depuis l'aéroport, nous sortons au nord de Tana, à une trentaine de kilomètres, afin de visiter un parc de lémuriens.
Au bout de quelques kilomètres l'ambiance change rapidement, et l'on se retrouve très rapidement dans une paisible campagne aux collines rougeoyantes. Parfois des airs de Toscane, parfois de Provence...avec le clocher du village. C'est très troublant, car nous sommes à l'autre bout du monde.
Le site aux lémuriens est un petit trou de verdure où chante une rivière, accrochant follement aux herbes des haillons d'argent... Euh, je m'emballe et je plagie là. Enfin, cela correspond assez au paysage. La rivière en contrebas est rouge de la latérite qu'elle charrie. Le parc a été aménagé magnifiquement, et les guides qui vous accompagnent obligatoirement, sont de très bon niveau. Sincèrement un exemple en la matière.
Quand aux habitants du parc, qu'en dire? C'est magique d'être à quelques mètres de ces animaux uniques en liberté. Pablo, ne savait plus vraiment où donner de la tête. On a adoré le lémurien sauteur, et sa démarche de bipède en crabe.
Le premier qui dit qu'il y a une ressemblance, je m'occuppe de lui à mon retour!
Ensuite, l'après midi, visite d'un autre site magique, un des Rova(lire Palais) de la colline bleue. Il n'y a personne, et c'est un paysage encore une fois extraordinaire qui nous attend. Petit site, mais complètement enchanteur.

Donc vous l'aurez compris, au bout de quelques jours, la rudeur de la première image avait disparu pour faire place à un émerveillement sincère.
Après un jour de flannerie dans Tana, nous entreprenons donc derrière notre premier grand déplacement dans le pays: Tamatave. 
Léger crachin sous les tropiques
 Al dia siguiente, con el conductor de taxi que nos llevo desde el aeropuerto, nos vamos al norte de Tana a unos trenta kilometros, con el fin de ver el parque de los lemures.
Al cabo de unos kilometros el ambiente cambia rapidamente, y nos encontramos rapidamente en el campo con sus colinas de tierra roja. A veces tenemos la impresion de estar en Toscana, a veces en la Provenza ….con el campanario de la cuidad. Es increible y confuso ya que nos encontramos al otro borde del mundo.
El parque de los lemures es un pequeno paraiso de verdura con un pequeno rio a travesandolo rojo debido a la laterita. El parque esta perfectamente adapatado al habitat de los lemures y los guias que nos acompanan bien formados y con un buen nivel en el tema. Sinceramente un ejemplo a tomar.
En cuanto a los habitantes del parque, que deciros? Es magnifico poder estar a tan solo unos metros de estos animales unicos en libertad. Pablo estaba como loco mirando por todos los lados. Nos encanto el lemuriano saltador y su manera de andar como un cancrejo.
Despues, por la tarde, visitamos otro sitio maravilloso, el Rova (leer el Palacio) sobre la colina azul. No hay nade y es un paysaje una vez mas extraordinario. Es un sitio pequeno pero con mucho encanto.
Enfin ya lo habeis entendido, al cabo de unos dias, la rudeza de la primera imagen habia desaparecido para dejar sitio a un amaravillamiento sincero.
Tras un dia sin hacer absolutamente nada en Tana, comenzamos nuestro primer gran viaje en el pais: Tamatave.
Cela aura été une journée difficile. Sale route. Longue route. Le Pablo malade comme un chien dans les virages (je vous passe les détails, mais nous sommes arrivés au terme du voyage sans un vêtement propre, ni pour lui, ni pour nous...Ce qui me fait penser que j'ai oublié de vous raconter comment il était tombé dans un nid de fourmis rouges il y a dix jours, et qu'il avait reçu une cinquantaine de morsure en une dizaine de secondes.)
Donc j'en étais où? Ah oui, Pablo malade, puis insupportable à l'arrivée. Heureusement que notre amphytrion, Annie Brassens, nous a réservé un accueil si extraordinaire que au bout de quelques heures nous avions (presque) oublié la fatigue du voyage.
A noter, l'incroyable changement de paysage entre Tana, ses collines rouges et ses rizières, et la jungle tropicale de la côte ouest, ses collines entières remplies d'arbres du voyageurs, ses palmeraies dignes de celles d' «Azur et Asmar», ses rivières, ses rivières, et ses rivières.
Annie, que nous ne connaissions pas, est la cousine de François Brassens, expert ès-amiante, lecteur de ce blog (enfin, c'est ce qu'il m'avait dit) et que je fréquente professionnellement depuis de nombreuses années.
Elle nous a ouvert sa maison, aidé dans les démarches pour le bateau du lendemain, fait visité quelques endroits de Tamatave, et pour finir invités dans une des restaurants les plus...romantiques, au sens littéral du terme, que je connaisse. Un lieu entre Cuba et la Louisiane, entre « l'amour au temps du choléra » et « chez Rick » à Casablanca (le nom « les jardins des délices » pour ceux qui par hasard se trouveraient à Tamatave.
La ville en elle même est parcourue de pousse-pousse (alors un « s » à pousse ou pas de « s »? :-) ) sans doute un héritage des coolies chinois venus creuser le canal des Pangalanes pour la France au Sud de la ville. La ville possède le réseau de rues le plus pourri que je connaisse. La ville a le charme surrané des anciennes villes comptoirs. Un peu abandonnée, un peu au bout du monde, un peu remplie de vies extraordinaires sans doute. Nous n'aurons pas le temps de vérifier, car, au grand désespoir d'Annie, notre bus nous attend à 6h du matin le jour suivant.
Bus pour Ivoenaga. 3 heures de route en mini-bus. Nid de poules partout. Alternance de pointes de vitesses effrayantes sous la pluie et de séquences où nous rebondissons dans tous les sens...ce qui semble plaire à Pablo, qui s'en endort dans mes bras.
L'embarcadère pour l'Ile Ste-Marie
Nous arrivons dans un petit village fluvial où nous attend la vedette qui doit nous déposer à Sainte-Marie. On nous avait dit que cela pouvait être dangereux, mais ce que nous prenons pour la mer nous semble étrangement calme.
Nous déchantons très très vite. A peine à quelques centaines de mètres du port, nous devons franchir une barre, entre la rivière et la mer, et j'ai vraiment cru que nous allions devoir rentrer à la nage sur la côte. A peine de temps de souffler car une fois franchi, c'est une mer démontée qui nous attend derrière. Des creux de plusieurs mètres, avec la vedette qui tape très sèchement à chaque passage de vague...là pour le coup, je crois que j'ai passé une des plus grandes peur de ma vie, et que nous allions couler, dans une mer infestée de requins, sans l'Abeille-Fandre pour venir nous chercher, sans l'hélicoptère des CRS pour nous remonter en treuil sur terre ferme, enfin bref j'ai eu les chocottes, pas parce que la mer était si forte que ça, mais parce que la vedette me semblait sous-dimensionnées pour la tenir. Les vraies chocottes les amis. Ca dure une heure quand même.
Bon, le bon dieu a mis un gyroscope dans la tête des bretons pour éviter que nous ne vomissions partout. Cela n'était visiblement pas le cas de tous les Malgaches.
Toujours est il qu'au bout de cette pénible traversée, nous sommes arrivés dans une espèce de paradis. Une vraie récompense. L'Ile Sainte-Marie.
Quelle douceur. Quelle beauté. Quelle tranquillité. Nous apercevons au loin au moment de débarquer notre première baleine, et un sympathique chauffeur de taxi (j'aurai trouvé tout le monde sympathique après avoir été brimqueballé comme une noix pendant une heure) nous a déposé à l'hôtel de la Baleine.
Ce sont des cases malgaches, bois et toiture en feuilles de palmier. Très sommaire, avec le stricte nécessaire. Aucun luxe. C'est l'hotel le plus sommaire dans lequel j'ai mis les pieds de ma vie. Mes les amis, si un jour je disparais, ne cherchez pas trop, c'est ici que l'on me trouvera...
VTT St-Marien équipé pour bébés
C'est de là que je vous écris, par la fenêtre du bungalow, je vois la mer à 5 mètres. Le Gwen ha du flotte fièrement au vent. Pablo joue sur la plage. Je viens de voir de voir sauter un baleine à bosse à quelques centaines de mètres. Il n'y a pas d'autre bruit que celui des vagues. La nuit promet d'être étoilée. On va manger du poulet grillé sur la plage.
Demain nous irons avec le propriétaire des lieux voire les baleines avec sa barque.
Le Pablo sautille à Ste-Marie
Il avait raison Gérard: « On n'est pas bien là? À la fraîche... » je vous laisse finir la phrase, moi je vais dîner. 
Espagnol-Breton dans toute sa splendeur
To be continued...
Fue un dia dificil. Con una muy dura carretera. Una larga carretera. Pablo mareado todo el viaje y sobretodo durante las curvas (la mitad del viaje). No entrare en los detalles pero llegamos al destino sin practicamente ropa limpia ni nuestra ni de Pablo. Lo que me hace pensar que me olvide de contaros que se cayo en un nido de hormigas rojas hace unos diez dias y que le habian recibid unas cincuenta mordeduras de hormiga en unos segundos.

Enfin donde estaba? A si Pablo enfermo, y despues insoportable a la llegada. Menos mal que nuestra anfitriona, Annie Brassens, nos reservo un acogida extraordinaria y al cabo de unas horas nos olvidamos (casi) del cansancio del viaje.
Hay que senalar el cmabio de paisaje entre Tana, sus colinas rojas y sus arrozales y la jungla tropical de la costa Oeste, sus colinas llenas de arboles del viajero, sus palmerales como los de Elche o las de « Azur y Asmar », sus rios, sus rios, y sus rios....
Annie, a la que no conociamos hasta ese dia, es la prima de François Brassens, un experto en amianto, lector del blog (bueno es lo que dice) y al que veo en el marco profesional desde hace muchos anos.
Nos abrio su casa, ayudo con el viaje en barco a Sainte Marie, nos enseno algunos lugares en Tamatave y para colmo nos invito a uno de los restaurantes mas....romanticos, en el sentido literal de la palabra, que conozco. Un lugar entre Cuba y la Luisiana, entre « el amor en tiempos de colera » y « Chez Rick » de Casablanca (el nombre « el jardin de las delicias » para aquellos que por casualidad se encontrasen en Tamatave.
La cuidad esta llena de ciclocarretas (no se como se dice en espanol) sin duda una herencia de los coolies chinos que vinieron a escavar el canal de los Pangalanes por Francia en el Sur de la cuidad. La cuidad pose las calzadas/aceras mas infames que yo conozca. La cuidad tiene el encanto de las viejas cuidades coloniales. Un poco abandonada, un poc en el fin del mundo, un poco llena de vidas extraordinarias seguramente. No tendremos tiempo de verificarlo, ya que coge el autobus a las 6H de la manana al dia siguiente.
Autobus hacia Ivoenaga. 3 horas de carretera en mini bus. Lleno de socabones. Alternamos constantement de velocidades bajo la lluvia y saltamos y saltamos en todos los sentidos....lo que parece hacerle gracia a Pablo que se duerme en mis brazos.
Llegamos a un pequeno pueblo fluvial donde nos espera el ferri que tiene que llevarnos a la isla de Sainte Marie. Nos habian dicho que podia ser un poco peligroso pero el mar nos parece estar tranquilo...
Rapidamente nos damos cuenta de que no es asi. Apenas unos metros tras el puerto, tenemos que atraversar una barra, entre el rio y el mar, y realmente pense que tendriamos que regresar nadando a la costa! No tenemos a penas tiempo de recuperarnos del susto cuando empezamos a penetrar en el mar revuelto. Unas olas de varios metros y el ferri que colpea fuertemente contra ellas....es os aseguro que pase uno de los peores momentos de mi vida y que ibamos a naufragar en un mar lleno de tiburones sin que nadie venga a rescatarnos... enfin que estaba acojonado ya no porque el mar estuviese revuelto sino por que me parecia que el ferri no tenia la capacidad necesaria para poder afrontar este un mar enardecido. Acojonadisimo. El trayecto dura una hora!
Y menos mal que dios puso un giroscopio en la cabeza de los bretones para evitar que vomiten por todos los lados...no fue el caso de todos los pasajeros. Habian cubos de agua por todo el ferri para quien lo necesitase.
Bueno y tras tortura de crucero, llegamos sanos y salvos a una especie de paraiso. Una verdadera recompensa. La Isla de Sainte Marie.
Que dulcura. Que belleza. Que tranquilidad. Vemos a lo lejos en el momento del desembarque nuestra primera ballena y un simpatico conductor de taxi (todo el mundo me parecia simpatiquisimo tras la travesia) nos dejo en el hotel la Ballena.
Nos alojamos en unas cabanas tipicas del pais, construidas de madera y el techo de hojas de palmera. Muy basicas y sobrias con lo justo. Sin ningun lujo. De echo es el hotel mas sobrio en el que he puesto mis pies. Pero mis queridos amigos, si un dia desaparezco, no me busqueis muy lejos, aqui me encontrareis....
 

samedi 26 juin 2010

Maurice

Dix jours déjà que nous avons quitté l'Europe. Il est donc temps de donner quelques nouvelles.
Pourquoi s'en cacher: pendant un peu moins d'une semaine, nous n'avons rien fait d'autre que d'alterner la plage et les petites terrasses sympathiques et sincèrement je n'avais pas grand chose à vous en dire.
Il est toujours étrange de voir à quel point se côtoient les grands hôtels pour occidentaux, un peu à l'écart des villages, et la pauvreté.
 A Maurice on peut en effet parler de pauvreté. Clairement, les conditions d'habitat sont loin d'être optimales pour la plupart des habitants. Il y a encore quelques égouts à ciel ouvert. Et l'on sent bien dans le quotidien que chaque roupie compte.
Cependant, force est de constater que le pays est loin de la misère que l'on peut voir à chaque coin de rue dans d'autres pays d'Afrique, par exemple.
Les devises rentrent dans le pays, essentiellement via le tourisme, et elles semblent vraiment bien utilisées pour la collectivité: infrastructures en très bon état, ramassage des ordures, transports publics (le bus) d'une efficacité redoutable, système scolaire en parfait état de marche, système de santé aux résultats étonnants (espérance de vie de 74 ans)...
Si l'on ajoute à cela un niveau moyen d'instruction relativement élevé, et l'absence de traces (pour les touristes que nous sommes du moins) de corruption, on aboutit à un pays qui est fortement structuré pour aller de l'avant et assurer un futur plus que décent à ses habitants.
En dehors de ces considérations macro-économiques de comptoir de bistro, nous adorons ici les odeurs de cuisine au bois, d'agrumes, de plantes, les bruits, la douceur de vivre, le fait de redécouvrir les ciels étoilés... Les communautés se côtoient dans un joyeux mélange qui évoque l'Espagne d'avant 1492, dans une île dont tout les habitants pensent que l'on s'est inspiré pour coller une image sur le paradis.
 

Ya hace diez dias que dejamos Europa...asi que ya va siendo hora de daros noticias nuestras. Para que esconderoslo: durante un poco menos de una semana, no hemos hecho otra cosa que alternar playa y chiringuitos.... y la verdad es que no tenia mucho que contaros.
No dejara de estranarme como se codean los grandes hoteles para occidentales, siempre un poco alejados de los pueblos y la probreza.
En la Isla Mauricio podemos effectivamente hablar de pobreza. Las condiciones del alojamiento estan lejos de ser optimas para la mayoria de los habitantes. Todavia esta a veces el alcantarillado al aire libre. Y se nos hace sentir cada dia que cada rupia es importante.
Sin embargo, si que se puede decir, que el pais se encuentra lejos de estar en una situacion de miseria, como se puede percibir en otros paises africanos.
Las divisas entran en el pais, esencialmente gracias al turismo, y parece que hacen buen uso de ellas para la colectividad: infrastructura en muy bien estado, sistema de recogida de basura, transportes publicos (bus) de una excelente eficacia, sistema escolar que funciona bien, servicio sanitario con resultados sorprendentes (esperanza de vida de 74 anos)....
Si anadimos a todo ello un nivel medio de formacion relativamente elevado, y la ausencia de corrupcion (por lo menos para los turistas), nos encontramos con un pais que esta muy bien estructurado para continuar avanzando y asegurar un futuro mas que decente a su poblacion.
Fuera de estas consideraciones macro-economicas de « amateur », aqui nos encantan los olores de la cocina con lena, de los citricos, de las plantas, de la tierra mojada, los ruidos de la noche (gallos, perros, gatos, musica, campanas,etc...), la tranquilidad, los atardeceres, el redescubrir el cielo estrellado....todas la comunidades (chinos, indios, africanos, etc...) se relacionan en una feliz mezcla que nos haria recordar la Espana de antes de 1942, en una isla en la que todos los habitantes piensan que viven en el paraiso.

En dehors de la plage, nous avons donc visité le Sud-Est de l'Ile, avec un guide. Nous avons sympathisé sur la plage avec un rabatteur. Nos talents de négociateur ont fait le reste, puisque pour le prix d'un taxi à la journée, nous avons eu l'immense honneur, payable d'avance, d'être collés dans la voiture la plus pourrie de toute l'île!
Passé un petit moment de tension, nous avons décidé de faire mauvaise fortune bon cœur, et d'aller jusqu'au bout de la démarche et de commencer notre périple.
Après une visite sans trop d'intérêt de la mare aux Vacoas, le réservoir d'eau de l'île, notre guide (on va dire ça comme ça), nous amène à Grand bassin, le lieu sacré des hindous. Selon la légende, Shiva y secoua sa chevelure, et une goutte vint se déposer dans ce lac.
Une statue monumentale vous accueille à l'entrée du site, et vous descendez au lac par un petit escalier. Temple et surtout statue des différentes divinités vous attendent en bas, et l'endroit se prête vraiment au sacré. Comme disait l'autre: « séquence émotion! »
 De la preciosa playa de Flic en Flac, donde las familias tienen costumbre de pasar el sabado o domingo, hemos visitado el Sud Este de la Isla con un guia. Simpatizamos en la playa con un vendedor local de circuitos turisticos. Y gracias a nuestro super talento de negociacion conseguimos por el precio de un dia de taxi en sud este un dia con el coche mas cochambroso y destartalado de toda la Isla! Tras un pequeno momento de tension, decididos conformamos con lo que teniamos, de tripas corazon ser muy positivos e intentar aprovechar a tope del dia. 
Tras una rapida visita del la mare aux Vacoas, uno de los pantanos de la Isal, nuestro guia (vamos a llamarlo asi) nos llevo al Grand Bassin, lugar sagrado de los Indus (ya sabeis que 60% de la poblacion en la Isla son Indus). Segun la leyenda, Shiva sacudio su cabellera y una gota se deposito en el lago del Grand bassin. 
En la entrada del Grand Bassin hay una estatua monumental (que me recordo a las fallas de Valencia) y despues bajas al lago por unas pequenas escaleras. Abajo se encuentran el templo y las estatuas de los diferentes dioses el lugar es idoneo a la meditacion y a lo sagrado. Emocion garantizada.

Après quelques pérégrinations à l'intérieur des terres, nous sommes entrés dans la réserve de Chamarel (« Oh, la réserve de Cacharel!» dit Mariluz dans un dernier soubresaut de parisianisme. Pour ceux qui connaissent, ça méritait une « coupe du winner »).
 La réserve abrite deux sites naturels exceptionnels: une cascade et un phénomène géologique de ravinement sur des latérites. Plaisir de l'œil et sentiment d'être loin, loin de la France.
 En contrebas, Pablo découvre avec amusement des tortues de terre géantes, un des symboles de l'île. Surprenants animaux!
Petit repas de Farata (Fajita en créole?) sur le bord de la route. La fin du périple est moins surprenante, puisque nous parcourons en voiture (en est ce encore une?) la côte, jusqu'au Morne Brabant et la baie du Cap (c'est « cadeau » du chauffeur, parce que ce n'était pas prévu dans le parcours...).
Le Morne est la pointe sud de l'Île, une montagne impressionnante dans laquelle se cachaient au XVIII et au XIXème les esclaves en fuite. Petite pause plage au pied de ce massif, puis derrière nous finissons tranquillement, mais harassés, le parcours jusqu'à Tamarin, puis Flic-en-flac (et toujours les Forbans qui hantent mon esprit! « Flic, Flac, tu Flippes et tu Flappes, ouapapap ouapapap... »).

Tras varias peregrinaciones por el interior de las tierras, entramos en la reserva de Chamarel (« Oh la reserva de Cacharel! » dijo Mariluz recordandole momentos pasados parisinos).
La reserva cuenta con dos parajes naturales de excepcion: una cascada y un fenomeno geologico. Que placer para la vista y sentimiento profundo de estar muy muy lejos de Francia y Espana.
Ademas, Pablo descubrio muy divertido las tortugas gigantes de tierra de mas de 200 anos, uno de los simbolos de la Isla! Que animales mas sorpredentes!
Comimos en un tenderete de la carretera: Farata (como las fajitas) y una sopa parecida a las lentejas con curry que nos vino de maravilla. Aqui lo tipico es comer arroz o « nouilles/pasta » con pollo, o ternera o pescado (seco) o pulpo todo mezclado con un posible huevo.
El final del circuito es menos sorpredente, ya que recorremos en coche (si se puede llamar asi) toda la costa hasta el Monte Morne Brabant y la bahia del Cap (regalo del conductor ya que no estaba previsto en el circuito!). El Morne es la punta sud de la Isla, una montana impresionante volcanica en la cual se escondieron en el siglo XVIII y el XIX los esclavos que intentaban fugarse. Hicimos una pequena pausa en las faldas del monte y frente al mar para despues continuar con toda la costa de Tamarin (donde vive una comunidad de delfines) hasta Flic en Flac donde residimos. Nos encanto aprender un poco mas del interior del pais y de su riqueza de paisajes.
Al dia siguiente: playa. Tras todas estas emociones decididos postponer nuestra visita a la capital Port Louis al dia siguiente. 

Nous rentrons finalement heureux à l'appartement. Cela aura été une magnifique promenade, et une belle découverte de l'arrière-pays.
Le lendemain: plage. Trop d'émotion tuant l'émotion nous décidons de remettre au jour suivant notre expédition dans la capitale, Port-Louis.
Et c'est en autobus que nous nous y rendons. Contrairement à ce que nous annonçait l'office de tourisme, visiblement en pleine lune de miel avec le syndicat des chauffeurs de taxi, ce n'est pas deux heures que nous mettons, mais une demi-heure.
Le voyage est très sympa, et on a vraiment l'impression de découvrir le pays de l'intérieur en utilisant les moyens de transport locaux.
Les champs de canne à sucre défilent. Arrivée à Port-Louis. Comment dire? Pas de déception pour moi car je m'attendais à ce que j'allais voir, mais un peu plus pour Mariluz sûrement.
Ville portuaire densément peuplée, pas très propre, bouffée par l'automobile, avec quelques vestiges de l'époque coloniale, mais surtout avec des bâtiments marquant une envie un peu kitsch de copier l'occident (banque, centres commerciaux,...), on peut qualifier Port-Louis de ville laide.
Je fais souvent le distingo entre les villes monuments, et les villes d'ambiance. Port-Louis fait assurément partie de la seconde catégorie.
Le marché est le symbole de ce fourmillement, et lorsque l'on fouille un peu, on trouve le joyau: le bâtiment qui abrite le marché aux fruits et légumes. Magique! Odeurs, couleurs, rencontres, cris, fruits inconnus,...Ca respire l'exotisme, l'étrange,... On ne comprend pas tout ce qui s'y dit, échange, trame, mais on est juste content d'être là.

Enfin, bon à un moment toutes ces choses là ça va bien quand même: on décide donc d'aller déjeuner au Mac Donald du centre ville (c'est pour une étude comparative sur le coût du big mac entre tous les pays que nous allons traverser,...et surtout pour que le fiston puisque se dépenser un peu sans danger sur le parc à jeu du restaurant, parce que pour le coup on se voyait mal le lâcher en liberté dans les rues de Port-Louis! Enfin, bref pour plein de raisons, enfin j'me comprends! Et puis ça va à la fin, pourquoi je devrais me justifier d'aller au Mac Donald! Hein?).
Ensuite, nous nous rendons Gare du Nord, et attrapons un nouveau bus pour Pamplemousse, le jardin botanique qui constitue la fierté de l'île.
C'est un peu loin. Sur la route nous croisons des temples hindous qui rivalisent de couleurs et d'exubérance avec les plus belles fallas de Valencia.
Le Jardin Botanique de Pamplemousse doit faire 5 ou 6 Hectares à vue de nez. Et c'est vraiment un bijou. La faune est parquée sans intérêt sur un côté du parc, et ne vaut pas vraiment le coup d'œil, sauf pour Pablo qui est fasciné par les cerfs. Par contre la flore est exceptionnelle. Des magnolias et des nénuphars géants, des arbres du monde entier, et, s'il vous plait, une allée des VIP, où les présidents de nombreux pays sont venus planter un arbre. C'est solennel, mais assez émouvant.
On a admiré celui de Gandhi, celui de Mandela, de Mitterrand,...
Au loin il y avait un tout petit arbre. Un petit chêne vert nous a-t-on dit.  ça se voyait, car il y avait plein de glands autour. Planté sur un monticule, sans doute pour qu'il paraisse la même taille que les autres. On n'a pas osé aller voir ce que disait la stèle sur son planteur. :-) (ouhlalala toi tu vas avoir des problèmes, de très très gros problèmes...)
Le retour en bus jusqu'à notre point de départ s'est déroulé sans anicroche, mais sous une chaleur orageuse insupportable. Nous sommes arrivés à bon port complètement cuits, mais juste à temps pour voir l'Espagne se qualifier brillamment pour les 1/8èmes de finale de la coupe du Monde. Damn it! Je vais en entendre parler pendant des années de cette débâcle!
N'en déplaise à mes chers compatriotes, notre équipe est en ce moment à l'image de notre beau pays: bouffée par la peur d'aller de l'avant, les individualismes, la vision court terme, l'image,... écœurant, mais encourageant. En effet, nous étions au bord du gouffre, mais nous avons fait un grand pas en avant!
La maison va être rasée pour en reconstruire une neuve. C'est toujours cela de pris. Par contre l'image laissée à l'étranger est catastrophique et remet dans l'air du temps le mot « Vaudeville »... Au moins, les gens nous regardent en rigolant, et nous trouvent sympatoches au final!
La semaine prochaine, c'est déjà Madagascar. Les premières pastilles de médicaments anti-paludisme nous rappellent que c'est un pays foncièrement différent qui vient derrière.
A vous en raconter les détails! 
Y esta vez nos decididos por coger el transporte publico, el bus para ir a Port Louis. Contrariamente a lo que nos decia la Oficina de Turismo, visiblemente en luna e miel con el sindicato de taxistas, nos tardamos dos horas en llegar sino trenta minutos. 
 
El viaje es muy agradable y ademas tienes la impresion de descubrir el pais del interior utilizando los transportes locales. 
Desfilan delante de nosotros kilometros de campos de cana de azucar. Llegada a la capital Port Louis. Como la definiria? Ninguna decepcion para mi ya que me esperaba a lo que iba a ver, pero un poco para Mariluz seguramente. 
Ciudad portuaria, densamente poblada, sucia, con mucha circulacion, con algunos vestigios de la epoca colonial, pero sobretodo con edificios de no muy buen gusto copiados de los occidentales (bancos, centros comerciales....), se puede calificar Port Louis de una cuidad sin encanto alguno. Hago amenudo la diferencia entre las cuidades con monumentos y la cuidades de ambiente. Port Louis forma parte de esta segunda categoria. 
El mercado de frutas y legumbres es una pequena joya: hay un ambiente estupendo, los olores, los colores, los gritos, hacen que todos tus sentidos esten en alerta. Las frutas, legumbres.... son exoticas, diferentes, raras...no entendemos nada de los que dicen todo lo hablan en creole la lengua comun de pais ademas de hablar el frances y el ingles pero estamos felices de vivir ese momento y de estar ahi. 
Y al final de todo ello decidimos de ir McDonald del centro de la cuidad (es para un estudio comparativo sobre el coste y gusto del Big Mac en Mauricio y el resto de paises por los que vamos a pasar...y sobretodo por que asi Pablo puede jugar con Ronald McDonald y el area de juego...enfin que hay muchas razones, yo ya me entiendo, enfin y ya esta bien por que debo justificarme! He?). 
Despues fuimos hasta la estacion del Norte y cogimos de nuevo el bus para ir al jardin botanico de Pamplemousse que es el orgullo de todo el pais. 
Esta un poco lejos pero una vez mas nos permite vivir como os locales y ver super paisajes. Durante el trayecto cruzamos varios templos Indus magnificos llenos de colores que una vez mas me recordaron a las fallas de Valencia (si es que lo tenemos todo en casa). 
El Jardin Botanico de Pamplemousse (Pomelo) debe de ocupar unas 5 o 6 hectareas à ojo de buen cubero y es una preciosidad. La fauna no vale la pena excepto para Pablo que esta alucinado de ver ciervos. Sin embargo la flora es excepcional. Los enormes y viejos magnolios, los nenufares gigantes, arboles del mundo entero y con una avenida VIP donde los presidentes de numerosos paises han plantado un arbol, es bastante emotivo. Hemos podido admirar el de Gandhi, mandela, Miterrand, etc... 
El regreso en autobus de Port Louis a Flic en Flac se desarrollo sin ninguna novedad a parte de viajar el autobus hasta los topes con gente de pie y una calor humeda y borchornosa insoportable. Llegamos a casa echos polvo y justo a tiempo para ver el partido de Espana contra Chile que se han calificado brillantemente para las 8° de final de la copa del Mundoooooo!!!! Ole Espana!! 
Y aunque a mis compatriotas les disguste oirlo, el equipo de Francia representa en estos momentos la viva imagen de nuestro pais: paralizado por el miedo de avanzar, los individualismos, la vision a corto plazo, la imagen... asqueroso pero esperanzador. Vamos a tener que arrasar todo el equipo para reconstruir una nuevo. Sin embargo la imagen que hemos dejado a nivel internacional es catastrofica. Por lo menos la gente nos mira y se rie y nos encuentran simpaticones al final. 
El jueves que viene nos vamos a Madagascar. Las primeras dosis de anti paludismo que nos hemos tomado esta semana nos recuerda que vamos a ir a un pais completamente diferente al actual.
 Os tendremos al corriente de todo!