Après l'Indonésie, nous avions prévu de faire une courte halte à Hong-Kong. Trois jours pour découvrir la ville mythique.
Il nous dépose à l'hotel. Accueil un peu froid. La première chose qui nous choque, c'est la chaleur, étouffante et orageuse. D'ailleurs, des orages on en aura plus que notre dose pendant ces trois jours.
De la consommation matérielle pure. Toutes les rencontres que nous faisons sont obsédées par l'entreprise, la création de richesses, le coût des choses, etc...Et pas grand chose d'autre. Bien sûr je ne veux pas juger toute une population sur trois jours de présence, mais rarement la sensation n'aura été si forte.
D'ailleurs, je serai assez mal placé pour critiquer, puisque la première chose que j'ai fait cela a été de me mettre à la recherche d'un Ipad dans ce pays où les produits Apple sont les moins chers au monde...Charité bien ordonnée commençant par soi-même, il convenait de se l'avouer! Et comme je l'ai trouvé, je leur ai pardonné bien vite à nos amis de Hong-Kong!
Nous reprenons l'escalator de près d'un kilomètre de long pour rentrer à l'hotel, en fait ce sont de multiples portions qui jointes bout à bout font un petit kilomètre (Mes bons amis Fabrice et Gérard, ne faites donc pas de cauchemars sur la maintenance!)
Le lendemain, je me lève très tôt. 5 heures. Le décalage horaitre fait son oeuvre.
Le temps de discuter au pied de l'immeuble avec deux français ivres morts qui rentrent de discothèque, de refuser poliment une invitation dans l'ascenseur à passer la fin de la nuit avec un russe et trois jolies filles qu'il ramène de sa soirée, et je décide d'aller prendre une douche froide. Visiblement il y a une vie nocturne à Hong-Kong!
Nous nous rendons ensuite au parc-zoo d'Hong-Kong. Une superbe volière de 3.000m2 en plein centre ville. Magnifique. Une bulle d'oxygène dans cette mer de béton.
Et partout des panneaux d'interdiction: de fumer, de marcher ça ou là, de cracher, de se moucher de telle ou telle manière (si, si!), de s'asseoir à telle place,...la liste est sans fin. Cela donne un côté ultra policé et étouffant à l'espace urbain. Certes c'est propre, mais les degrés de liberté sont inexistants.
Le lendemain, nous décidons de prendre l'air et de nous rendre à Aberdeen, le port de pêche, ses sampans, et ses jonques. Le bus nous y dépose en quelques minutes, tant la cité est concentrée. Impressionnante criée. Partout des bacs avec des poissons et des crustacés inconnus, des tuyaux qui plongent dans l'eau du port et pompent de l'eau de mer pour alimenter en permanence ces aquariums de plastique. L'activité est frénétique. Partout des types qui trimballent des caisses, qui crient. Entre ce marché et la pluie qui tombe, on peut carrément dire que la Bretagne se la joue petit bras. On comprend mieux le nom d'Aberdeen pour ce quartier.
La soirée est passée dans le quartier de l'électronique: Kowloon. Des centres commerciaux, des centres commerciaux, et des panneaux lumineux (promis, je ferais mon rapport à mon supérieur à mon retour sur tout ce que j'y ai vu).
Le jour suivant, nous prenons le funiculaire qui nous dépose au sommet du Peak, le sommet qui domine l'île principale. Des escalators partout. Des touristes. Des boutiques. Et une vue sympathique sur la ville. Mais franchement rien d'extraordinaire. Le temps de remettre une branlée à Bruce Lee et nous repartons à l'hotel.
Adios Hong-Kong donc, et Konichiwa le Japon.